De l’air, du plein air : 15m2 d’espace vert par francilien·ne

Au début de la mandature de Valérie Pécresse, la Cour des comptes tirait la sonnette d’alarme : il manquait, en Île-de-France, 45 700 ha de forêts publiques, 1 040 ha d’espaces verts urbains et 23 770 ha de bases de plein air et de loisirs. Au moins 193 communes d’Île-de-France connaissaient une situation de carence en offre d’espaces verts publics de proximité, dont 80 communes du Grand Paris et 18 des 20 arrondissements de Paris. Il y avait déjà urgence à agir. Qu’a fait la présidente de la Région en 5 ans ? 

Elle a aggravé la situation en multipliant les grands projets inutiles, climaticides, coûteux et ne répondant pas aux besoins de la population. Aujourd’hui, elle ment sur son bilan en se félicitant d’avoir créé 600 ha d’espaces verts en 5 ans, alors qu’une grande partie existait déjà. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’absence d’espaces verts à proximité du domicile peut avoir des conséquences délétères sur la santé des citadins, les niveaux de pollution ou encore la formation d’îlots de chaleur en cas de canicule. La création d’espaces verts est, face à l’urgence climatique, un impératif non négociable !

L’Organisation Mondiale de la Santé préconise 15 m2 d’espaces verts par habitant, en concertation avec la population locale, pour que la création de ces espaces profite à tou·te·s et contribue à la réduction des inégalités sociales de santé. 

Et que fait la Région ? Elle soutient le projet d’aménagement de l’Île de Séguin, visant à construire 130 000 m2 de bureaux dans une zone qui en a déjà trop, alors que la majorité des habitants s’y oppose et que la crise sanitaire encourage de plus en plus le télétravail et vide les locaux existants. Elle soutient également l’artificialisation de 6,5 ha dans le parc Georges Valbon à la Courneuve, le troisième parc de la Région et l’un des seuls espaces verts d’un département qui compte déjà 96,4 % de territoires artificialisés.

10 000 à 20 000 francilien·ne·s décèdent prématurément chaque année du fait de la pollution. Les épisodes de canicule se multiplient, les différences de températures entre Paris et les zones rurales atteignant jusqu’à 10 °C. La fréquence et l’intensité des sécheresses augmentent : d’ici 30 ans, le débit de la Seine risque de diminuer de 25 %. La forte densité et l’absence de végétaux sont en cause, conséquences de politiques d’aménagement prédatrices, basées sur le béton et le profit à court terme. 

Pour que la Région mène une vraie politique écologique et sorte du « tout béton », pour que chaque francilien·ne ait accès à la nature à proximité de son domicile, pour une vraie justice environnementale et sociale : exigeons 15 m2 d’espaces verts par francilien·ne !

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