Laissez-nous respirer !

Chaque année, la pollution de l’air provoque en Île-de-France, la mort prématurée de 10 à 20 000 personnes. 82 % des Francilien·nes sont exposé·es à des taux de particules fines supérieurs à la norme. Dans 27 % des crèches des écoles et des hôpitaux de Paris et de la petite couronne, l’air contient une proportion de dioxyde d’azote supérieure aux seuils fixés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Les conséquences de cette pollution sur notre santé, celle de nos enfants et des plus vulnérables sont connues : exacerbation de l’asthme, bronchiolites, sinusites, augmentation des infarctus, des naissances prématurées et des cancers du poumon… Le trafic et les transports routiers sont en grande partie responsables des émissions de ces polluants. Ils sont à l’origine de 60 % des émissions de dioxyde d’azote, 25 % des émissions de particules fines, 30 % des émissions de gaz à effet de serre de l’Île-de-France.

250 millions d’euros pour les routes, un plan anti-bouchon qui a rallongé de 7 heures le temps perdu dans les bouchons, un soutien à la voiture autonome, un retard généralisé sur les chantiers de transports en commun, un désengagement sur la sortie du diesel jusqu’en 2023, des dizaines de milliers d’euros dépensés pour combattre les vélos et les pistes cyclables… Alors que 2,3 millions de Francilien·nes sont exposé·es à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation et qu’il est impératif de sortir de notre dépendance collective au pétrole, au transport routier et à la voiture, Valérie Pécresse mène une politique régionale à rebours de ce qu’exige cette urgence sanitaire et climatique.

Des solutions existent et nous les mettrons en œuvre en priorité :

  • En développant massivement les transports collectifs. Chaque francilien·e doit pouvoir bénéficier d’une offre de transport fiable et de qualité à 15 minutes maximum de chez lui
  • En planifiant une sortie du diesel à 100 % d’ici 2030 pour les voitures, les bus et les cars et en aidant les ménages, les artisans et les petites entreprises à effectuer cette transition via le rétrofit
  • En privilégiant les mobilités actives et en investissant dans les aménagements piétons et cyclables, sachant que deux tiers des déplacements en Île-de-France font moins de 3 km
  • En multipliant le nombre de « zones à faible émission » et en soutenant les « zones à trafic limité »
  • En transformant les autoroutes à l’intérieur de l’A86 et les boulevards périphériques en boulevards urbains
  • En mettant en place des opérations de contrôle de la qualité de l’air aux abords des écoles
  • En renaturalisant partout où cela est possible, à commencer par les écoles (compostage, cour oasis, etc.) pour atteindre, au minimum les 15m2 d’espaces verts par habitant·es préconisés par l’OMS

Par ses prérogatives, la Région a sur tous ces sujets, les moyens et le devoir de mettre en place une politique ambitieuse : pour protéger la santé des Francilien·nes et le climat, nous devons agir concrètement et rapidement pour améliorer significativement la qualité de l’air que nous respirons.


Photo © AFP