Zéro pesticide tueur d’abeilles en Île-de-France

40 % des abeilles sauvages sont en voie d’extinction et 30 % des colonies s’éteignent chaque année : l’abeille est une espèce en voie de disparition. 

Pourtant, 80 % des espèces végétales ont besoin d’elles pour se reproduire, et 75 % de la production alimentaire mondiale dépend des pollinisateurs.

En quelques années, la biodiversité francilienne s’est effondrée, à cause de la politique de Valérie Pécresse de soutien à l’agro-alimentation et à l’agro-chimie. L’usage de pesticides tueurs d’abeilles détruit les populations d’insectes pollinisateurs et pollue durablement  les sols, l’air et l’eau. À très court terme, les terres cultivées en conventionnel sont en train de devenir stériles

Le 29 juillet 2020, Valérie Pécresse était en première ligne pour demander la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes, sous prétexte de sauver la filière betteravière, alors même que 1200 études scientifiques attestent des effets dévastateurs pour l’agriculture, pour la biodiversité et pour la santé, de l’utilisation des ces insecticides neurotoxiques.

Les betteraviers rencontrent des difficultés indiscutables, mais le virus de la jaunisse de la betterave censé justifier la réutilisation des néonicotinoïdes n’est pas seul responsable. La prolifération du parasite à l’origine du virus est favorisée par les fortes sécheresses estivales et la filière subit une dérégulation souhaitée par les industriels du secteur menant à une surproduction et à un effondrement du marché. Il s’agit donc fondamentalement d’un problème économique, écologique et climatique auquel l’utilisation préventive de produits destructeurs de la biodiversité et de notre santé ne peut être considérée comme une solution. Même temporaire. 

Aujourd’hui, la Région doit mener une politique ambitieuse de transition écologique visant à atteindre l’objectif zéro pesticide en 2030. Elle doit accompagner les agricultrices et les agriculteurs dans leur passage d’une pratique de monoculture, de chimie et d’exportations, à une agriculture nourricière qui travaille avec la nature, protège l’air, l’eau et les sols. Car il s’agit aussi de cela : proposer à 12 millions de Francilien·nes, notamment dans les cantines, une alimentation locale et saine, favorable à la biodiversité et respectueuse de leur santé.

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